Les toutes premières minutes du match semble montrer un Milan conquérant venu en Ukraine pour gagner sans histoire. Mais cette sensation ne fera pas long feu. Le Shakhtar tue le rythme et ne prend pas de risques. Le Milan, comme souvent dans ces situations, n'arrive pas à percer la défense adverse et à déboussoler une équipe très bien mise sur le terrain par Lucescu. Rien à raconter de plus sur cette mi-temps si ce n'est les quelques tacles attentats, des deux côtés, que subissent certains joueurs. Voilà peut être ce qui a entraîné Ancelotti à ne pas faire rentrer Ronaldo sur la pelouse. Mais au final, aucun dégât physique heureusement et les équipes retournent se « calmer » aux vestiaires sur ce score nul et vierge de 0-0.
La deuxieme mi-temps reprends avec les mêmes hommes et...avec le même rythme, c'est-à-dire très lent. Quelques timides opportunités pour les deux équipes (les ukrainiens peuvent nous remercier d'avoir raté les 3-4 de nos relances défensives...) mais rien de bien dangereux, les deux portiers passent tout de même une soirée tranquille, sans grandes interventions à effectuer. Le match semble alors se diriger vers un triste et logique 0-0 tant le jeu est médiocre des deux côtés. Et soudain, une lumière entre sur le terrain. Nous jouons alors la 64ème minute lorsque Filippo Inzaghi apparait sur la pelouse ukrainienne. Le Shakhtar n'a même pas le temps de respirer que SuperPippo trompe Pyatov en une touche de balle sur une passe de Pirlo à la 66ème. Un ballon touché, un but. Tout simplement... « Pippesque » si vous nous permettez cette expression...
Et ce n'est pas terminé, le Shaktar est a genoux et ne réagi pas, et qui enfonce le clou ? Superpippo évidemment. Notre numéro 9 sert Ricardo Kakà qui double la mise suite à une réussite chanceuse, sa balle tapant le poteau gauche de Pyatov. Mais pour une fois que la chance souri aux rossoneri (Ambrosini avait auparavant tiré sur le poteau), nous n'allons pas nous plaindre !
Dès lors le match change et étonnamment les ukrainiens se remettent à y croire et repartent à l'attaqueIls se montrent dangereux à plusieurs reprises mais la défense et Dida sauvent à chaque fois, pas toujours de manière très « jolie ». La meilleure période du match pour les coéquipiers de Lucarelli est justement ce moment entre le 2ème but encaissé et le...3ème but ! Oui, le 3ème, et le deuxième personnel de Monsieur Filippo Inzaghi qui a la 93ème inscrit son 67ème but en 97 matchs de coupe internationale. Tout simplement exceptionnel.
Avouons-le, le 3-0 est sévère, car jusqu'à l'entrée d'Inzaghi notre équipe, comme son adversaire, n'avait absolument rien montré de bon. Mais ce score nous indique également que si les rossoneri parviennent à débloquer le score dans ce genre de match (comparable à Empoli en championnat), tout devient plus facile. Le plus dur est de casser la muraille adverse, chose que nous avons réussi à faire ce soir. Merci Pippo. Neuf points au classement et une qualification qui se rapproche, un bon bol d'air en cette période délicate !
source: solomilan
